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RÔLE DES FEMMES PEINTRES DANS LA PEINTURE CONTEMPORAINE AU LIBAN ( 1946 – 1986 )
التبويبات الأساسية
Hussein A. CHAABAN
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Univ. |
Paris VIII Vincennes |
Spéc. |
Arts Plastiques |
Dip. |
Année |
# Pages |
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D.3C. |
1989 |
340 |
La femme-peintre qui a tenté de jouer un rôle dans l’art plastique au Liban a souffert d’un ensemble de problèmes issus de la réalité social, culturelle et économique au Liban. Elle a dû confronter aussi des problèmes de nature artistique en rapport avec la question de l’imitation des tendances artistiques occidentales d’une part et, d’autre part, avec l’attachement aux arts traditionnels, au retour aux sources et aux moyens de réaliser ce retour. Face à tous ces problèmes, cette étude a tenté de répondre à la question suivante:
La femme-peintre libanaise a-t-elle pu jouer un rôle dans l’instauration et l’évolution de la peinture libanaise contemporaine et quelles sont les limites de sa contribution? Cette question a été traité à travers les hypothèses suivantes:
- Les mouvements des femmes, les personnes et les instances qui les encourageaient , l’apparition des institutions artistiques, l’introduction de la culture occidentale et la connaissance, par la femme libanaise, du rôle de la femme-peintre occidentale, tout ceci a joué un rôle et a fourni de l’aide à la femme peintre libanaise pour s’affirmer face aux difficultés sociales, culturelles et économiques qui se dressaient devant elle.
- Un ensemble de conditions sociales et économiques ont empêché une partie des femmes-peintres de poursuivre leurs activités artistiques.
- La femme-peintre libanaise s’est intéressée, sérieusement, aux tendances artistiques occidentales, après avoir été attachée seulement à l’imitation de ces arts.
L’étude examine ces trois hypothèses tout en s’appuyant sur une étude sociale, culturelle et économique de la réalité vécue par les femmes-peintres, au moyen d’une méthodologie historique et analytique appliquée sur l’étude de quelques échantillons choisis parmi les travaux de certaines femmes-peintres distinguées.
Dans la première partie de l’étude, nous consacrerons trois chapitres portant sur ce qui suit :
Nous donnerons un aperçu historique sur l’art libanais pour aider à savoir si l’œuvre des femmes-peintres était vraiment distinguée et caractérisée par la rénovation. Nous passerons, ensuite, à l’étude des origines sociales de la femme-peintre et des liens entre ces différentes origines.
L’étude de ces questions nous a conduit à l’examen des causes réelles de l’absence d’une contribution féminine dans la production artistique dès l’apparition du mouvement plastique libanais et de celles qui expliquent sa présence et l’importance de sa contribution ultérieure. Pour atteindre cet objectif, nous nous référerons au textes mais aussi à la recherche historique, sociale (confessionnelle, de classe) et politique et ceci pour bien délimiter les conditions qui ont déterminé le retard de la contribution féminine dans la production artistique, d’une part et, d’autre part, nous insisterons sur les facteurs qui ont aidé les femmes-peintres à s’affirmer.
Dans la troisième partie, nous consacrerons trois chapitres à l'étude des travaux des femmes‑peintres, en général, à travers des étapes historiques. Ces travaux ont été influencés par des transformations culturelles, sociales et politiques, locales et régionales.
Dans la première étape, allant de 1946 à 1958, nous étudierons les cas des premières femmes-peintres, les pionnières, celles qui ont représenté le début et le commencement. La question que nous poserons sera de savoir si ces femmes‑peintres avaient pu constituer un point de passage entre la production artistique entourée de brouillard et la production artistique sérieuse, authentique….
Pour ce qui est de la deuxième étape, allant de 1958 à 1974, nous nous demanderons
si les travaux des femmes‑peintres, caractérisés par la diversité de leurs tendances et de leurs orientations étaient plus évolués que les formulations de la génération des pionnières. Nous nous demanderons également si la formation académique avait joué un rôle dans cette évolution.
Pour ce qui est de la troisième étape, allant de 1974 à 1986, la question qui se pose est de savoir si cette étape représente l'apparition d'une nouvelle génération dont le souci est d'approfondir l'expérience artistique et de lui donner des dimensions nouvelles pour qu'elle puisse aller au‑delà des étapes antérieures, en présentant une peinture possédant un contenu humain et des solutions plastiques modernes et en accord avec ce contenu ou si, au contraire, cette étape n'est qu'une répétition et un prolongement des étapes précédentes.
La classification en question facilitera notre tâche et nous permettra de déterminer le rôle des femmes‑peintres, dans l'édification, la production et l'évolution de cette production depuis le début du mouvement plastique jusqu'aux années quatre‑vingt. Nous essaierons à ce propos, de mettre en évidence le degré d'évolution et les différences entre les artistes. Nous essaierons aussi de chercher les raisons qui justifient de telles différences. Nous analyserons également quelques échantillons choisis et représentatifs des principales tendances dans les travaux de certaines femmes‑peintres distinguées et qui possèdent des valeurs plastiques. Ceci nous aidera à atteindre les objectifs de cette recherche.







