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“IN-“ PRÉFIXE PRIVATIF
التبويبات الأساسية
Bassima JANDAH ZAЇM-MOUNAJED
|
Univ. |
Bourgogne |
Spéc. |
Linguistique Française |
Dip. |
Année |
# Pages |
|
D.N.R. |
1992 |
294 |
Ce qui justifie le choix du sujet, c’est l’absence d’études descriptives sur les relations sémantiques et syntaxiques du préfixe “in-“ privatif. Les manuels de grammaire ont toujours traité “in-“ d’un point de vue morphologique sans s’empêcher toutefois de faire quelques remarques fragmentaires sur certaines valeurs d’emploi communes aux deux catégories (sémantiques et syntaxiques). D’autres études plus ou moins détaillées, se rapprochaient du sujet, mais leur but principal était d’étudier les préfixes comme “auto-“ “pro-“, etc…
Ce travail est largement fondé sur des inventaires lexicographiques, soumis à une critique systématique. Le recours aux données de l’intuition se présentait donc tout naturellement comme complémentaire du recours aux dictionnaires, dans la mesure où il offre un moyen de corriger les insuffisances ou les excès de ceux-ci. En outre, comme nous voulions travailler sur un nombre de couples oppositionnels typiques pour voir le système qui les structurent, il fallait délimiter une période assez brève, marquée de quelques phénomènes principaux et révélateurs. Nous avons alors admis que le quart de siècle 1950 – 1975 constituait un intervalle tel que l’on pouvait y observer une évolution.
Ce travail commence par une étude sur la négation pour passer ensuite à l’étude de l’antonymie, sans oublier la différence qu’il peut y avoir entre antonymie et négation.
Cela implique la possibilité:
- d’établir l’évolution des principaux morphèmes grammaticaux qui ont un sens
contraire et qui participent à la formation des unités lexicales françaises (des mots
composés), empruntées au latin,
- et de montrer comment le système de morphèmes se transforme.
Ensuite, L’étude présente une vue d’ensemble sur les limites du changement lexical. Là, nous verrons le problème de l’assimilation du préfixe, c’est-à-dire la rencontre de deux graphèmes consonantiques à la jonction du préfixe et du radical, et la possibilité du premier d’être assimilé par le second. Après une vue rapide sur l’assimilation, nous passerons à la morphologie du préfixe “in-“, en essayant de trouver une définition pour ce préfixe.
Dans le deuxième, l’étude évoque le problème de la dérivation qui s’articule autour de deux questions principales. D’une part, nous présenterons les procédures mises en oeuvres pour accéder aux représentations lexicales des mots dérivés dans le lexique. D’autre part, nous verrons la nature et le mode d’organisation de ces représentations lexicales.
Dans la troisième partie, ce travail tente d’examiner l’adjectif qui n’est autre qu’un mot chargé d’apporter une information concernant un substantif. Nous commencerons donc d’étudier ce qui rapproche et ce qui différencie l’adjectif et le participe passé employés comme épithètes. Et nous tenterons ainsi de savoir si le participe passé tient plus du verbe ou s’il ressemble plus à l’adjectif qualificatif.
Ensuite, L’étude tente de découvrir la fonction syntaxique des adjectifs et des substantifs. Pour ce faire, elle évoque deux points importants
Le premier aura pour sujet l’adjectif étudié sous ses différentes positions:
- Adjectif postposé
- Adjectif antéposé
- Adjectif antéposé et postposé avec chagement de sens
- Adjectif antéposé et postposé sans changement de sens
Cette classification nous amènera à une déduction valable et possible sur l’emplacement des adjectifs.
Dans le second point, une analyse distributionnelles est faite, c’est-à-dire l’étude de la possibilité de passer d’un syntagme nominal à un syntagme adjectival par exemple.
La troisième partie se termine par l’étude des adverbes, surtout les adverbes de “manière”. Ces adverbes sont étudiés au regard d’un ensemble de propriétés distributionnelles et transformationnelles, pour la plupart connues et exploitées dans des travaux consacrés aux adverbes, les autres étant nouvelles. Dans l’ensemble des adverbes en “-ment”, nous distinguerons plusieurs sous-classes, que nous définirons au moyen d’un petit nombre de propriétés. Pour chacune de ces propriétés, nous avons cherché à apporter autant d’observations empiriques que cela était possible. Nous avons eu recours par moment à des tests d’cceptabilité, pratiqués sur des exemples construits; cette technique présente à notre avis des avantages pour la description linguistique.
Donc, cette thèse tâche de répondre aux questions suivantes: qu’entendons-nous par antonymie et négation? Quelle est la différence entre ces deux derniers? Qu’entendons-nous par fonction adjectivale? Dans quelle mesure les fonctions syntaxiques de l’adjectif préfixé par “in-“ peuvent-elles intervenir dans le choix de la place de l’adjectif par rapport au substantif? Quel est le lien exact entre l’adjectif préfixé “in-“ et les mots qui l’entourent? Ce lien une fois déterminé, pouvons-nous espérer régler définitivement le problème de la place de l’adjectif? Quel type d’adverbes aurons-nous avec ces adjectifs préfixés par “in-“?







