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UN URBANISME NÉ DE LA GUERRE À TRAVERS L’EVOLUTION DES STRUCTURES DE BEYROUTH 1985 – 1989.

التبويبات الأساسية

Chadia A. SINNO

 

Univ.

Paris I/Sorbonne

Spéc.

Urbanisme

Dip.

Année

#Pages

D.N.R.

1989

445

 

La guerre civile qui a sévi au Liban, et particulièrement à Beyrouth, la capitale, a profondément modifié les structures et les organisation urbaines de cette ville et particulièrement son centre  commercial, l’ancien Beyrouth, signe de sa prospérité, de son dynamisme économique et de la coexistence de ses différentes confessions. Mais si ce cœur est devenu un "No man’s land” ou plutôt le lieu privilégié des combattants qui ont bien voulu marquer davantage la division de la capitale en faisant du centre un mur de Berlin, les Beyroutins, et particulièrement les commerçants, se sont déplacés eux aussi dans d’autres lieux pour continuer leur activité ailleurs dans les quartiers de l’ancienne périphérie de Beyrouth.

Mais Beyrouth était aussi le lieu de refuge des libanais qui se sont déplacés de leurs villages ou de leurs régions soit pour fuir l’ennemi sioniste, soit pour grossir les contingents des belligérants libanais. Les conséquences de tous les actes de violence ont laissé leurs traces physiques dans le réaménagement de l’espace de la capitale et de ses banlieues.

Si l’auteur de cette admirable thèse traite en particulier de l’évolution des structures commerciales de Beyrouth, son ouvrage va plus loin pour, d’abord, nous décrire l’histoire de Beyrouth de l’origine jusqu’à la veille de la guerre en évoquant tous les problèmes urbains que posaient l’ancien Beyrouth et ses banlieues, puis dans un second chapitre il décrit la destruction du centre ville, l’organisation et les structures actuelles de Beyrouth et l’évolution actuelle des structures commerciales et les nouveaux axes commerciaux. Ce a quoi il s’attache particulièrement c’est de chercher, par voie d’enquête, à suivre le devenir des anciens commerçants du centre ville, mais aussi c’est l’altération de la démographie de Beyrouth avec ses incidences sur le terrain. Dans un troisième chapitre. C’est l’impact des groupes armés sur la structure urbaine de la ville et de la description de l’espace urbain réaménagé pour accueillir la population restructurée de la guerre civile, avec tous les problèmes que font naître l’insuffisance de l’infrastructure des logements et de la voirie, face à une administration paralysée par les milices.

Devant cet urbanisme né sous l’effet de la guerre et des ses urgences, l’auteur finit par examiner les projets de reconstitution, ceux de 1977 et de 1983. Il émet certaines hypothèses de travail relatives au réaménagement de cette situation de fait crée par la guerre. Mais il s’aperçoit que celle-ci n’est pas encore finie et adopte une attitude d’attentisme plutôt pessimiste.

Signalons enfin que l’ouvrage est riche en illustration géographique et tableaux statistiques qui retracent l’évolution de Beyrouth dans les différents domaines avant et pendant la guerre civile.