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LA COMMUNAUTE ISLAMO-CHI”ITE DE BAALBECK ET LA MORT

التبويبات الأساسية

Loubna A.  HAIDAR

 

Univ.

Paris V/R.Descartes

Spéc.

Anthropologie

Dip.

Année

#Pages

D.N.R.

1992

349

 

Si la conscience de l’imminence de la mort de tout être humain est un phénomène propre à l’homme, celui-là constitue le fondement de toutes réligions et par là de toutes cultures humaines. Il y va essentiellement de la sublimation de l’angoisse de la mort dans un ensemble de représentations et de rites spécifiques, qui reconnaissent l’horreur de la mort et à la fois l’accepte et la nie par la reconnaissance d’une vie après la mort. Si chaque culture, chaque réligion ont leur propre eschatologie, encore est-il que chacune a sa propre attitude face à la mort.

C’est l’attitude de la communauté chi’ite de Baalbeck qui est étudiée ici par l’auteur de cette thèse. L’attitude devant le martyre dans la guerre sainte et la commémoration annuelle de Ashura sont deux phénomènes sociaux vécus par les shi’ite et qui permettent de comprendre la spécificité de l’attitude devant la mort de ceux-ci.

Mais comme l’attitude devant la mort n’est pas seulement un phénomène anthropologique, mais aussi ethnographique, l’auteur entreprend un ensemble de questionnaires, qu’il pose à ceux qui gèrent la mort et qui peuvent  en témoigner à Baalbeck, affirmant tout le long de sa thèse que la conscience de la mort fait partie intégrante de la façon de mener et de gérer sa propre vie et celle de sa communauté, à la lumière des textes religieux, et de l’histoire de la communauté chi’ite de Baalbeck.