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LA MARGINALISATION DE L’AGRICULTURE AU LIBAN 1943-1975

التبويبات الأساسية

Adel A. CHADDAD

 

Univ.

ParisVII

Spéc.

Sociologie

Dip.

Année

#Pages

D.N.R

1988

501

 

L’auteur fait observer que la production agricole et alimentaire au Liban n’a pas encore la place qu’elle mérite dans la politique économique de l’état , et pourtant , beaucoup plus que le secteur tertiaire, une production agricole et alimentaire florissante , est capable de doter l’économie libanaise d’une assise plus stable que le secteur tertiaire, en fournissant les produits de permière nécessité, enfreinant les devises destinées à l’importation de ces produits, et en maintenant un équilibre plus stable entre les populations urbaines et rurales . Ayant été largement depassées par la demande de la population libanaise croissante , l’agriculture et la  production alimentaire n’ont pas pu suivre le rythme de l’accroissement de cette population , d’où l’importation de ces produits de l’étranger et le drainage des devises d’une  économie grâvement affaiblie.

Or l’initiative privée des petits propriétaires ne pouvant pas suffire pour créer les conditions nécessaires à une meilleure et plus grande exploitation dans les domaines agricole et alimentaire, le recours à l’intervention de l’action de l’état  s’avère indispensable . Pour la création des grands projets (barrages pour l’irrigation , réaménagement des sols cultivables, création des banques de crédit, aménagement des routes ) et pour un meilleur encadrement des agriculteurs : programmes de planification , de subventions, d’orientations scientifiques etc …

Aussi l’auteur passe en revue tout le long de son ouvrage, l’état de la production agricole depuis l’indépendance et jusqu’à la veille de la guerre civile, pour constater qu’il n’a pas structurellement changé depuis l’époque de l’occupation ottomane puis française . Il y étudie ensuite les problèmes relatifs à toutes les cultures et à toutes les productions alimentaires (viande, poisson, produits laitiers etc…) pour montrer l’insuffisance des moyens mis en oeuvre pour une production optimale, et pour proposer des solutions qui lui  paraîssent plus à même d’améliorer la procuctivité agricole et alimentaire, afin d’avoir une politique économique plus équilibrée, mais aussi pour resoudre un problème social majeur : celui de l’exode rural .