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“L’URBANISATION SPONTANÉE A “BAALBECK-EL HERMEL” (LIBAN) 1973 – 1989
التبويبات الأساسية
Abdul Raouf S.A. RIFAI
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Univ. |
Paris I / La Sorbonne |
Spéc. |
Urbanisme |
Dip. |
Année |
# Pages |
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D.N.R. |
1991 |
397 |
L'étude du processus de développement dans la région de Baalbeck-El Hermel nous a perms de mettre à jour 1e rôle de l'Etat libanais dans l'évolution urbaine de cette région. Nous pouvons alors dégager ses principales caractéristiques:
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Une négligence de l’Etat envers cette région qui apparaît à travers 1e manque d’infrastructure et l’inefficacité des organismes administratifs.
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Un déséquilibre entre les aides, crédits, prêts assignés par l’Etat aux différentes communautés confessionnelles.
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Une répartition inégale des terres cultivables entre les habitants de différentes origines confessionnelles et sociales.
Ces différents facteurs, et notamment le manqué d’infrastructures nécessaires au développement socio-économique et urbain dans cette région confrontée à une explosion démographique aggravée par les flux d’émigrés qui s’y sont installés à cause de l’éloignement des combats de la guerre libanaise, ont concouru à aggraver le problème du manque de logement. Cette déficience a donc été comblée par le phénomène d’habitat spontané et d’auto- construction.
D’autres facteurs internes à la région ont influé sur la situation actuelle de l’urbanisation:
La composition sociale particulière de cette région, dont une partie de la population vivant dans les régions arides, est organisée en tribus ou clans.
L’histoire de Baalbek – EL Harmel reliée à la Syrie qui a donné à cette région, depuis l’indépendance, une position intermédiaire entre les deux Etats.
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Une forte croissance démographique plus importante que dans le reste du Liban.
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Une région considérée comme “hors la loi” par l’existence de trafics de drogues, de contrebande, par la prédominance de la loi du clan sur celle de l’Etat.
En réponse à ce problème de logement, l’habitat spontané s’est développé dans les zones rurales situées autour des noyaux ruro-urbains de la région. De nouvelles zones urbaines (villes et villages) se sont constituées pendant la guerre civile.
L’extension des habitations s’est faite aux dépens de l’activité agricole sur des terres fertiles. La répartition de l’habitat spontané dans l’espace a crée une division sociale dans la région de Baalbeck-El Harmel
L’implantation et le développement des zones d’habitation spontanée ont été conditionnés par plusieurs facteurs déterminants:
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La crise économique et sociale provoquée par la guerre civile.
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L’investissement dans ce secteur est devenu une valeur refuge de tous les capitaux de la bourgeoisie libanaise. Il permet, en effet, un gain à court terme et ne présente pas de risques.
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La structure politique et économique de l’Etat libanais, par sa politique économique libérale incite la spéculation dans le foncier et l’immobilier par sa “non-intervention”.
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L’enrichissement de certaines familles qui on profité de la situation de guerre civile a permis un apport de capitaux dans le domaine de l’habitat spontané.
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La corruption des fonctionnaires de l’administration a permis de “légaliser” ou de “faire oublier des opérations “ illégales dans les transactions foncières et immobilières.
La production d’urbanisation spontanée, son apparition et son évolution, sont liées à l’inadaptation des autres formes de production immobilière, ainsi qu’aux facteurs extérieurs dont elles dépendent. Εn effet, les lotisseurs et les entrepreneurs dépendent des conditions de construction et de localisation des lotissements.
Ainsi, on peut remarquer que le choix de la localisation des opérations de lotissement sur les terres agricoles, répond à une obligation économique. Les sociétés de lotissement ne peuvent investir sur des terres désertiques dont l’aménagement et le développement des infrastructures représenteraient un coût trop onéreux.
La désorganisation de l’urbanisation, causée par la guerre civile, a permis une appropriation illégale des terrains publics ou privés: mais le problème est de savoir quelle sera la politique de l’Etat, une fois la guerre terminée, pour régler cette situation anarchique. L’Etat suivra-t-il sa politique de désengagement ? Règlera-t-il ce problème en détruisant toutes les constructions bâties illégalement? Légalisera-t-il toutes les opérations illégales et de quelle manière?
Nous avons vu à travers notre étude que tous les facteurs mis en oeuvre dans le développement de l’urbanisation spontanée ne peuvent pas être isolés. L’extension des zones d’habitation sur les terres fertiles représente un danger pour l’économie locale.
Reste à signaler que notre étude ne propose pas de solutions pour répondre aux problèmes de l’habitat mais présente un diagnostic de la situation actuelle de l’urbanisation spontanée dans la région de Baalbeck-El Hermel, ainsi que sa dépendance aux facteurs qui favorisent son développement.







